A l’heure où l’on entend parler de jumeaux numériques, il existe des applications logicielles permettant de modéliser en 3D, l’intérieur d’une machine-outil de décolletage et de simuler l’usinage de pièces. BOUTTÉ est dotée de trois outils de ce type, appelés ‘‘machines virtuelles’’, développés par le constructeur INDEX. Des outils qui sont notamment synonymes de fiabilité, gain de temps et économies.
Principes de fonctionnement d’une machine virtuelle
Maquette 3D de la machine-outil CN (Commande Numérique) réelle, le logiciel représente l’environnement de la machine, avec sa broche, sa contre-broche, ses tourelles et différents porte-outils.
A partir de cette modélisation 3D, la personne en charge d’élaborer le programme d’usinage d’une pièce donnée (principalement le responsable d’atelier CN poupée fixe chez BOUTTÉ) :
- Incorpore les outils (les visuels 3D des outils de forme et à plaquette achetés auprès de fabricants peuvent être incorporés dans la machine virtuelle),
- Définit l’enchaînement des séquences d’usinage (filetage, fraisage, gorge, perçage, taraudage, ...),
- Et teste le programme élaboré.
Quand la simulation 3D est finalisée, le programme et l’ensemble des paramètres liés à la pièce à décolleter sont copiés sur une clé USB, puis transférés sur la machine-outil. Le régleur en charge du montage peut alors faire la mise au point finale, en opérant les corrections à la marge et ajustements requis.
Les machines virtuelles sont un vrai atout pour le décolletage de pièces ouvragées.
Atouts de cette modélisation 3D pour l’usinage
L’atelier CN poupée fixe de BOUTTÉ est équipé de 3 types de licences machines virtuelles INDEX :
- La licence C200 ‘‘Powerline’’ pour machines-outils avec écrans classiques,
- La licence C200 ‘‘Solutionline’’ pour machines-outils avec écrans tactiles,
- Et la licence ABC ‘‘Solutionline’’ également pour machines-outils avec écrans tactiles.
Ces machines virtuelles présentent plusieurs avantages :
- Elles permettent d’élaborer un programme d’usinage sans prendre le risque de perte de matières et d’outils inhérent à une programmation en réel ;
- Le temps passé à la programmation virtuelle est du gain de temps au montage de la machine (temps réduit de 50 à 75%) ;
- La simulation permet de s’assurer qu’il n’y a pas de collision d’outils ;
- Partant de cela, elle est une sécurité pour le régleur qui, s’il respecte les jauges-outils, n’aura pas de mauvaise surprise au moment du réglage ;
- Les programmes d’usinage sont optimisés pour réduire au maximum les temps de cycle.
Outre ces aspects de sécurité, d’efficacité et d’optimisation des coûts, les machines virtuelles permettent également, la pièce virtuellement décolletée, de l’exporter dans un logiciel CAO type SolidWorks pour en contrôler les cotes en amont de la fabrication.
Enfin au-delà des possibilités de tests divers et variés et de la place qu’elles laissent ainsi à la créativité, les machines virtuelles sont utiles, voire même indispensables, pour l’usinage de pièces ouvragées qui sont confiées à BOUTTÉ.