L’évolution du décolletage

L’évolution du décolletage

De l’horlogerie aux technologies CNC

Né au début du XVIIIe siècle près de Cluses en Haute-Savoie, le décolletage est un procédé d’usinage qui a connu une remarquable évolution. D’abord artisanal et lié à l’activité de l’horlogerie, il s’est industrialisé et automatisé pour relever les défis technologiques actuels. Si son berceau reste la vallée de l’Arve, il s’est aussi implanté dans d’autres territoires industriels comme le Vimeu, en lien avec la robinetterie et la serrurerie. Aujourd’hui, le secteur conjugue savoir-faire traditionnel et innovations de pointe pour produire des pièces complexes, essentielles à l’automobile, l’aéronautique ou encore au médical.

La complexité des pièces décolletées au fil des années

A sa naissance, au début du XVIIIe siècle, le décolletage était principalement destiné à la fabrication de composants horlogers. Au fil des années, cette technique d’usinage a évolué, passant de la production de pièces simples à des composants plus complexes.

Dans les années 1925, l'introduction des tours à cames a marqué un tournant, permettant de produire des pièces plus précises et de plus grande complexité.

Puis, avec l'arrivée des machines à commande numérique (CNC) dans les années 1970, la technique a franchi une nouvelle étape. Cette nouvelle génération de machines n’a eu de cesse d’évoluer et permet désormais de créer des pièces aux géométries variées et avec des tolérances très précises, répondant aux exigences des marchés actuels.

Manuels, puis automatiques à cames et désormais à commande numérique, les tours de décolletage ont connu une évolution considérable, permettant de passer de l’usinage de pièces simples à des composants complexes et de grande précision.

Les matières décolletées d’hier à aujourd’hui

Destiné initialement à la production de pièces d’horlogerie, le décolletage a d’abord consisté en l'usinage de métaux faciles à travailler, tels que le laiton, le bronze et l’acier doux.

Toutefois, face aux exigences croissantes de l'industrie moderne et en réponse à des applications de plus en plus variées, le décolletage s’est diversifié en intégrant des matériaux plus complexes à usiner.

Aujourd'hui, il englobe une large gamme de matériaux, allant des aciers inoxydables (304, 316L, …), aciers à haute résistance mécanique (42CD4T, 2160CDV12, …) et alliages légers à l'aluminium (7075, 2017, …), ainsi que des plastiques (POM, PEHD, …).

Évolution des matières usinées en décolletage
Évolution des matières usinées en décolletage

Pour répondre aux besoins de ses clients, Boutté a développé un savoir-faire dans le décolletage multi-matières.

L’évolution du décolletage chez Boutté

Forte de plus de 150 ans d’existence, l’entreprise Boutté a débuté dans la fonderie avant de se spécialiser dans le décolletage, en travaillant exclusivement le laiton à ses débuts.

Dès les années 1930, elle s’équipe de tours à cames, puis adopte des tours multibroches automatiques dans les années 1950. À partir des années 1990, elle modernise son parc avec des machines à commande numérique, à poupée fixe et mobile.

Aujourd’hui, Boutté maîtrise le décolletage multi-matières (laiton, mais aussi acier, aluminium, inox, plastiques) et produit des pièces de 2 à 80 mm en petites, moyennes et grandes séries. Grâce à son savoir-faire diversifié, elle est en mesure de répondre aux attentes de ses clients les plus exigeants.